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19.11.2007
La France et Blanc-Mesnil au pied du mur
En ce cinquième jour de grève dans les transports, le moins que l'on puisse dire c'est que la situation ne s'améliore que lentement. D'un côté, nous avons des syndicalistes, campés sur leurs positions, qui continuent à voter à main levée, pratique ô combien antidémocratique ; de l'autre, un gouvernement arrogant qui ne trouve rien de mieux que de tripler le salaire du Président et le budget de l'Elysée. Ne doutons pas que ceci agit comme un chiffon rouge aux yeux des syndicats. Et au milieu de tout cela, nous avons des millions de Français pris en otage, innocentes victimes des uns et des autres. Notons en passant le silence de NS, d'habitude peu avare de commentaires et d'interventions en tous genres. Espérons qu'une issue rapide sera trouvée au conflit.
Et demain, au Blanc-Mesnil, comme d'habitude pas de service municipal : pas de crêche, pas de cantine le midi pour nos enfants à l'école. Les écoles de mes enfants sont ouvertes mais comme il n'y a pas de cantine, nous devons nous organiser pour les faire manger. Nous avons de la chance d'être à proximité. Par contre comment font le parents qui mettent 2 heures pour arriver à leur travail ? Vont-ils une fois arrivés prendre le chemin du retour pour chercher leurs enfants à la sortie de 11h30 ? Non, deux solutions soit les confier à des amis ou de la famille pour les plus chanceux soit prendre une journée de RTT.
Nous nous sommes interrogés sur le pourquoi d'un si fort taux de grèvistes parmi les employés communaux blanc-mesnilois. Nous en avons discuté avec eux. Certains, sous couvert d'anonymat, nous ont assuré qu'ils ne faisaient pas grève par conviction mais plus pour éviter d'être mals vus par leurs responsables. Nous dénonçons, une fois de plus, les pressions "amicales" exercées sur les non grévistes pour rejoindre le mouvement. Nous assurons les employés territoriaux de notre ville qu'ils pourront, une fois la direction municipale changée, être libres de leurs choix.
Le meilleur exemple de cette pression municipale est l'affrêtement par la mairie de cars pour convoyer les grèvistes aux manifestations parisiennes. Nous ne pensons pas que cela soit le rôle de la municipalité de financer de telles équipées.
18:40 Publié dans Employés communaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, transports, employés communaux, Blanc-Mesnil




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